Une histoire de Lettres...à assembler, déchiffrer, découvrir, travailler de manière ludique et complémentaire aux cours réalisés en classe.
Ce blog est mis à votre disposition pour vous aider. Toutes les séquences de cours seront complétées par des exercices. Ils vous permettront de vous entraîner et/ou d'approfondir certains points de leçon vus ensemble.
D'autre part, cet espace ne peut vivre sans vos lettres, vos mots, vos productions.Des concours d'écriture sont régulièrement organisés. Le prix d'une publication pour le plaisir d'écrire et d'être lu.
J'attends enfin toutes suggestions. Cet espace est le vôtre et demande à grandir chaque année, comme vous!
Je vous souhaite une bonne lecture et de bons entraînements.

Affichage des articles dont le libellé est Production des élèves. Afficher tous les articles
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Ecriture d'un prologue à la manière de Chrétien de Troyes (5e)


 
          Mon mécène Carl Fields veut que j’écrive un roman d’aventures et d’humour. Il m’a demandé à moi Marco de Berry d’écrire ce récit. Et c’est pourquoi je mettrai tout mon art pour être à la hauteur de ce grand homme qui n’a que pour égale le roi lui-même.

           L’histoire que je vais vous conter se passe à l’époque du Roi Arthur où régnaient les plus preux et les plus forts chevaliers. Mais, je ne vais point vous raconter l’histoire de l’un de ces chevaliers. Je vais vous raconter l’histoire d’Alban Dasse qui ne manquait pas de courage, bien au contraire, mais il manquait de confiance en lui. Et je vais vous montrer comment il gagna la plus grande confiance du peuple et comment il parvint à sauver le royaume d’Angleterre. Ce récit sera rempli d’humour et d’aventures.
           Ce récit vous apprendra ce qu’est le courage car, il faut bien le dire, de nos jours, le courage n’est plus reconnu à sa juste valeur.

Pierre-Louis, 5e

Quatrième- Ecriture d'une nouvelle fantastique-


Sujet: écrire une nouvelle fantastique en s'inspirant des textes étudiés en classe (groupements de nouvelles fantastiques- Livre Bordas, éd.2011)
 



La plume enchantée
       Je vais vous raconter une histoire très étrange qui m’est arrivée. C’était une nuit de décembre, comme tous les soirs je partais faire une ballade dans les bois. Mais tout ne se passa pas comme d’habitude.Les branches avaient perdu leurs feuilles, quelques flocons tombaient du ciel. Il n’était pourtant que 17 heures et la nuit commençait déjà à tomber.
       La forêt s’assombrissait de plus en plus, je ne voyais pratiquement plus rien. J’avançais dans les bois. Puis je me rendis compte que je tournais en rond. Je m’étais perdu. Plus j’avançais, plus je m’enfonçais dans l’obscurité de la forêt. Je ressentais le regard des arbres sur moi, leurs bras s’accrochaient à moi. Alors je me mis à courir pour éviter leur étreinte. Et là, je trébuchai: j’étais devant une vieille chaumière. Je poussai la lourde porte qui s’ouvrit en grinçant.
 
        Je fis quelques pas dans un couloir étroit qui était éclairé par plusieurs petites lumières, et je tombai dans une grande pièce.Au milieu de cette salle, il y avait une table en bois et une chaise, sur laquelle je m’assis rapidement. Je ne fis pas attention tout de suite, mais sur la table il y avait une plume noire dans son encrier. Je la fixai.D’un seul coup, le pot d’encre se mit à trembler, puis à se renverser.Il y avait de l’encre partout. Cela ne dura que quelques secondes, mais ce furent les pires de ma vie. J’étais en sueur, en panique, horrifié. Mon souffle s’était soupé. Et là, je commençais à être très pâle, ma tête tournait. Je tombais en arrière! Quand je me réveillai, la plume n'avait pas bougé, ni le pot d'encre d'ailleurs car il n'y avait aucune encre sur la table. Était-ce réel ou c'était peut-être le verre de whisky en trop?Je ne savais point.
 
        Malgré toutes les questions que je me posais, je réussis à m'endormir quelques heures. En me réveillant, je regardai cette chose étrange, elle n'avait pas de nouveau bougé. Mais à côté d'elle, il y avait une enveloppe. Je l'ouvris donc. Sur celle-ci, il y avait un mot inscrit à l'encre, sûrement écrit avec cette maudite plume: «Je te tuerai». Je regardai alors autour de moi, il n'y avait personne. Mon cœur battait de plus en plus vite. J'étais mort de peur, ma respiration était haletante.  Si j'avais su, jamais je ne serais entré dans cette cabane. Plus jamais je ne sortirai le soir me promener!
          Le lendemain matin, en première page du journal, apparaissait ma photo avec une plume planté dans l’œil.Elle avait dit qu'elle me tuerait, elle m'a eu!                                                                         
Perrine


De Robinson à mercredi ECRITURE


Sujet : ECRITURE D'UNE ROBINSONNADE DEPUIS LE NAUFRAGE JUSQU'A L’INSTALLATION SUR L’ILE  


            J’embarquais en direction de l’Inde, avec tout mon équipage et ma belle fille. Elle s’appelait Claudia. Je dis à tout le monde « allons-y ». Ils montèrent les voiles et nous partîmes. J'allai m’allonger quand soudainement, un ouragan se mit à faire virevolter le bateau dans tous les sens. Il se cassa littéralement en deux. J’appelais Claudia de toutes mes forces mais aucune réponse. Un morceau du bateau  s’était envolé et une autre partie me transperça la jambe. Je coulais. Je ne croyais plus à la vie, je ne voyais que mon sang qui nageait dans l’océan rythmé par le courant. Quand soudainement, l’envie me prit de sortir de cette mer gigantesque. Le soleil traversa mon essence de vie, c’était magnifique, étincelant de rouge. Je tentai de bouger les bras pour remonter à la surface, mais je n’eus plus assez de forces. Je me laissai alors couler.

            Je sentis quelque chose qui me touchait du moins qui me picotait. Je me soulevai d’un coup et vit deux poules qui me regardaient d’un air candide, même innocent. Je me mis debout et entendis quelque chose. C’était comme un lion ou un tigre, les poules partirent aussi vite que l’ouragan qui m’avait englouti.

            Je reculais de deux pas ayant peur qu’il ait faim mais non, ce lion me tournait autour et s’allongea à côté de moi. Je l’imitai. Il me voyait comme quelqu’un de sa famille. Une fois réveillé, nous partîmes dans une forêt immense. Je me disais qu’il y avait des bêtes encore pire que ce lion qui était déjà très gros. Il chassa une gazelle qu’il avait repérée.

            Je le suivis, il se mit à courir à toute vitesse pour dessus et en manger une partie. Il me fallait cette nourriture alors je m’approchai de la carcasse mais il rugit. Il ne voulait pas m’en laisser. Je vis une autre gazelle, je lui courus après comme il le faisait mais elle était trop rapide.

            Je construisis une lance à l’aide d’un morceau de bambou qui était dans cette forêt. Je la pris et la lançai de toutes mes forces et courus pour voir si ça l’avait touché. Une fois arrivé, je vis le cadavre. Je voulus faire du feu mais je n’avais plus la force. Je me contentai de cette viande crue. Je courus vers l’animal féroce qui voulait me tuer. Je partis à toute vitesse pour monter dans un arbre.

            Je ne sus quoi faire !

       Emilien 5eC

Séance 6: Les expansions du nom - Cadavre exquis qui révèle une drôle de description.

Activité: à partir du GN "Le galet" (inspiration de l'extrait étudié "Vendredi ou la Vie sauvage", Michel Tournier,1971), les élèves devaient inventer et choisir l'expansion de leur choix (vues en cours). Voici leur description:
 
Un galet [gris, blanc, qui est dans l’eau, petit, argenté, ovale, qui formait un triangle, qui dit « lol » toute la journée, qui dansait, avec des rayures blanches, qui est en forme de cœur, qui était au milieu de mon jardin, qui était cassé, rond, rouge, timide, luisant, tout sale, qui est plus gros que la baleine Willy, qui est dans le sable] me faisait inventer de drôles d’histoires.
Classe de 5eD
 
La grande marguerite scintillante, avec une longue tige, dont les pétales se touchaient les uns les autres, qui sentait très bon et qui chante et qui joue, avec de petites gouttes d’eau, qui avait un petit insecte posé dessus, dont les pétales étaient fanés, flamboyante, qui marchait, magique, du jardin, blanche, très jolie, qui s’ouvre lentement, intéressante, qui avait des pétales en forme de cœur, qui était dans le champ,  nous faisait inventer une drôle de description.
Classe de 5eC

L'histoire d'Hazaran


L'histoire d'Hazaran

Il était une fois, une petite souris surnommée Hazaran. Il vivait avec sa famille à la lisière d'une forêt.

Mais il se trouvait que cette forêt était mystérieuse. Un soir, Hazaran était dans son lit lorsqu'il entendit ses parents parler de la forêt de mystérieuse. Et il lui vint une idée. Il attendit que ses parents soient couchés pour pouvoir se lever et découvrir cette forêt mystérieuse de nuit.

Il se leva, s'habilla, prit une lampe torche et sortit de la maison en direction de la forêt mystérieuse.

Il faisait très noir alors. Hazaran avait peur mais il voulait absolument découvrir cette forêt. Il regarda sa maison une dernière fois et il entra dans la forêt. Avec sa lampe torche, il voyait déjà beaucoup mieux.

Mais soudain, une voix s'adressa à lui.

"Qui est là"?

Hazaran fit un bon et regarda partout autour de lui.

-Bonsoir jeune homme, je m'appelle Sierra et je suis le maître de cette forêt.

- Que fais-tu ici?

-Bonsoir Monsieur, je voulais seulement découvrir cette forêt mais si vous voulez; je peux m'en aller.

-Ok mais mon cher petit, ce que tu ne sais pas c'est que dès que tu rentres dans cette forêt, tu ne peux plus en sortir!

-Oh non! Fit Hazaran.

-Mais attends, je n'ai pas fini, tu ne peux pas sortir de cette forêt que si tu trouves mon petit cochon "Tire-bouchon".

-Ah Ah! Fit Hazaran, un cochon! Cela va être facile!

-Il faut que tu réussisses à casser cet arbre en moins de deux minutes et au bout de l'arbre, tout en haut, il y a «Tire-bouchon" accroché à l'arbre, donc dépêche-toi.

- D'accord répliqua Hazaran".

Il commença à casser l'arbre et au bout d'une minute et 38 secondes, il arriva à le casser.

- Bon et bien tu as réussi le challenge et pour te récompenser, je t'offre mon cochon qui fait des crottes en pièces d'or.

- Oh merci Monsieur, au revoir!

Hazaran partit avec le cochon!
Charlotte 3°C

Hazaran 5e


Hazaran



"Hazaran,ce dieu légendaire, commença Martin sur un ton mystique, on raconte qu’il serait élastique, qu’il saurait manier trois sabres en même temps. On raconte même qu’il pourrait faire pousser ses membres partout dans son champs de vision. Il aurait sauvé le monde d’une fin certaine environ dix fois. Une légende raconte qu’il est invincible, une personne l’aurait vu se faire transpercer par une dizaine de lames sans qu’il ne bronche. Mais, je vais vous raconter la fois où il tua un millier de personnes sans bouger. Il était pris dans une embuscade, des centaines et des centaines de personnes affluaient armées jusqu’aux dents de tous les côtés. Hazaran aurait pu s’enfuir en se téléportant mais il resta calme, cligna des yeux et tous ses ennemis tombèrent, sans vie."        
Pierre-Louis

Les Misérables, Victor Hugo

Objectif: insérer des paroles rapportées au style direct dans du récit. (activité réalisée en fin de séance, 15min).

Petit-Gervais se fait voler par Jean Valjean, ancien bagnard, inquiétant et violent qui le chasse à coups de bâtons. Jean Valjean prend conscience de son acte et cherche désespérément Petit Gervais.

Il le retrouve, une conversation s'engage entre les deux personnages.

Proposition de Pierre G:

Jean Valjean vit Petit Gervais au loin et cria: "Petit Gervais! Attends!". Petit Gervais se retourna et aperçut Jean Valjean qui lui courait après. A cause de la carrure importante de l'homme, il ne s'arrêta pas et continua à courir mais Jean Valjean le rattrapa et le tint pour ne pas qu'il s'échappât. Jean Valjean lui dit: "Je me suis désolé de t'avoir volé ta pièce et de t'avoir chassé avec un bâton, mais il faut me pardonner, c'est à cause de mon passé que je suis aussi agressif". Petit Gervais répliqua essouflé: "D'accord mais vous m'avez fait très peur.
- C'est pour cela que je t'ai rattrapé, c'est pour te rendre ta pièce et continue à être aussi joyeux, cela apport de la gaieté dans ce monde.
-D'accord Monsieur, au revoir."

Proposition de Margot P:

Après de longues heures à marcher seul dans la nuit, Jean Valjean décida de se reposer quelques minutes. Le soleil apparut à ce moment-là. De loin, il voyait Petit Gervais. Il pensait halluciner et se mit à se frotter les yeux. Mais c'était bien lui! Jean Valjean n'en revenait pas. Alors, il cria: "Petit Gervais! Petit Gervais! Petit Gervais! Petit Gervais! j'ai ta pièce reviens! Jean Valjean courut jusqu'au dernier souffle qu'il eut mais malheureusement Petit Gervais partit avant. Il ne pouvait donc pas lui rendre sa pièce de quarante sous. Alors le miséreux pleura comme la nuit dernière, toutes les larmes de son corps. Dans sa tête, il se dit à nouveau: "Je suis un misérable". C'était la dernière fois qu'il pouvait lui rendre sa pièce et le voir.


Le donneur d'eau bénite- Ecriture finale Nouvelle réaliste- Quatrième

Sujet inspiré du sujet proposé dans le manuel Français, 4e Jardin des Lettres (page 53), 2011.
Objectif: écrire une vie dans un récit réaliste.

   Quand je me fis enlever par les saltimbanques, je passais trois longues années avec eux où je fis le clown et le marchand, trois années qui me parurent longues, très longues,où la fatigue me pesait chaque jour. Heureusement, une vieille dame me recueillit quelque temps juste avant qu'elle ne décédât et qu'elle ne me livrât son lourd héritage.
   Deux jours plus tard, en allant chercher mon dû, je rencontrai deux nobles personnes qui m'interpellèrent. C'était un homme et une femme, probablement mariés, qui avaient entendu parler de moi par le notaire. C'est vrai, j'étais alors orphelin. Ils me proposèrent de m'héberger, j'acceptai car ils avaient l'air tellement aimables. Pendant dix années, je passais des moments inoubliables, j'habitais dans un château majestueux, avec des personnes toujours joyeuses. Je nageais en plein bonheur mais bien sûr, je n'oubliais pas mes chers parents qui pendant ce temps devaient vivre dans une misère inimaginable!Je songeais à les retrouver mais cela me semblait totalement impossible.Quelques temps plus tard, je rencontrai une personne formidable se nommant Marie. Elle avait un magnifique visage, elle était toujours plein de vie. Mes parents adoptifs l'adoraient.
   J'étais alors adulte, mes parents adoptifs étaient partis pour un long voyage en Amérique. ma chère Marie qui est maintenant ma fiancée, vint habiter avec sa mère dans mon nouveau château aussi beau que celui de mes parents. Chaque dimanche, nous allions à la messe. 
  Un beau jour, le donneur d'eau bénite vint me parler, on découvrit que ce fut mon père, accompagné de ma mère. J'étais euphorique. Depuis ce jour, mes parents adoptifs apprirent la nouvelle et revinrent de leur voyage pour les rencontrer. Ce sont maintenant de bons amis, j'allais régulièrement leur rendre visite.
Emilie.D



      A l'âge de cinq ans, les saltimbanques m'enlevèrent, à ce moment-là, je pensais ne plus jamais vous revoir. J'essayais de m'enfuir mais j'étais jeune, ils m'emmenèrent si loin de vous, si loin de tout, qu'aurai-je fait dehors, seul? Je ne pouvais pas partir comme cela, alors je pleurais, tous les soirs, tous les jours.
     Trois ans plus tard, les saltimbanques revinrent en France, je me sentais un peu mieux, je cachais mes larmes, mes peines. Même si j'avais toujours l'idée de m'enfuir dans la tête. Malgré tout, je jouais le jeu, je fis de nombreux spectacles et je gagnai beaucoup d'argent.
     Des années passèrent, j'étais dans ma caravane, je commençai à prendre goût à la vie, je commençais à devenir riche. Puis, on frappa à ma porte, je l'ouvris et je vis un vieil homme accompagné de sa femme.Je vis leur visage sale et fripé, je vis vos yeux briller, c'était le même regard que lorsque je me suis fait enlever. Je vous reconnus les yeux plein de peine et de tristesse, je me mis à pleurer moi aussi mais plus de tristesse, non loin de là, sinon de bonheur!
Emma.R

Ecriture d'un récit réaliste à partir d'un tableau d'Auguste Renoir

     Bravo pour ces travaux d'écriture rédigés par Maëlle et Victor (4e1)

(activité d'écriture proposée à la page 51 du manuel Français, Magnard, 2011)

     Ce matin là, je fus inspiré par la lumière abondante, si belle et si pure, je conviai donc des amis pour un déjeuner à l'auberge de Beaudru. Celle-ci bordait la Seine, d'où nous étions, nous avions une vue splendide sur le fleuve. Je sortis mon chevalet et mes couleurs de la voiture, je m'installai dans un coin de la terrasse. Je me mis à peindre cette scène amicale, d'où se dégageait de la gaieté dans une ambiance conviviale. Presque tout le monde était élégamment vêtu. Ma femme avait tenu à emporter son chien et s'amusait avec lui. Mon ami Emile était adossé à la rambarde qui bordait l'endroit où nous étions. Tout était calme, paisible et agréable.

      Lorsque d'un coup d'un seul Jules disparut. Il tomba directement dans l'eau. Toutes les personnes présentes s'agitaient et se bousculaient pour voir si ce cher monsieur n'avait rien. Paul, un homme présent à cette assemblée décida de descendre chercher notre cascadeur. Quand ils remontèrent ensemble mis à part Jules qui était rincé, rien de grave ne lui était arrivé.

     On signala que la barrière était mal soclée et cassée puis tout fut réglé. Nous pouvions enfin déjeuner.

Maëlle, 4e1


     Je venais de terminer mon travail de canotier sur la Loire, belle rivière où il fait toujours beau. J'arrivais dans le restaurant où nous allions chaque midi mes collègues et moi. Les tables, dressées à notre intention étaient pleines de bonnes nourritures et de boissons. L'atmosphère était détendue et nous bavardions de tout et de rien. Nous y parlions métier, politique et nous nous amusions à faire des commentaires sur la qualité du vin et de la nourriture. Ma femme, Marie, s'amusait avec notre chien, Médor, au poil noir et luisant. Mon ami, Marc, adossé à la rambarde, regardait du haut de ses 1m95, la joyeuse cacophonie qui régnait sur la terrasse.

  Soudain, on entendit un bruit sourd et sous mes yeux ébahis, la barrière se rompit entraînant Marc avec elle. Le pauvre Marc fit une belle chute car depuis la barrière quatre bons mètres le séparaient du sol. Nous accourûmes à la balustrade pour voir l'état de notre ami. Nous étions rassurés en l'entendant pester contre cette "foutue barrière" comme il disait en criant.

  Quand il revint sur la terrasse, il rassura sa femme en lui disant de ne pas s'inquiéter, que ce n'était rien et qu'il ne s'était pas fait mal. Le patron du restaurant nous expliqua que la barrière avait la soixantaine bien tassée et que sa rupture offrait l'occasion de la changer. Puis nous retournâmes au travail.

Victor, 4e1

Lettre privée (Séquence 1)

La liseuse à la fenêtre, Vermeer (1657)

A Nantes, le 26 octobre de l'année 1820, 

Chère Comtesse de Malte,

Je vous prie, chère amie, d'accepter ce dernier mot que je puis vous envoyer avant de prendre la mer et de vous quitter. Je pars chercher la fortune qui me rendra digne de vous. Cette idée de vous quitter me fait sombrer dans un abîme de désespoir. Je vous demande de ne jamais m'oublier et de me promettre, malgré tout le mal que je vous ai fait, mon amour, de m'aimer, car même à l'autre bout du monde, ma plume pour vous ne s'éteindra jamais. En revanche, ma mie, si pour un autre, votre cœur vacille et que dans votre cœur, je ne n'y suis plus alors je demande à Dieu tout puissant de me foudroyer car ma vie n'est plus que désespoir sans votre sourire pour l'illuminer!Quand je reviendrai de ce périple, à votre père, je demanderai votre main et à votre doigt je passerai l'anneau. Puisse votre amour pour moi, me guider à travers mers et océans. Bientôt je quitterai ma tristesse et cela quand je reverrai votre visage éblouissant par sa beauté et sa tendresse. Ma merveille, je dois me congédier de vous. Au revoir, je reviendrai!

Monsieur de Grignan
Mélanie (4e)

Séquence 2: Nouvelles fantastiques - Récit gagnant 4e4

Tout se passa le 19 octobre 1845, j'avais alors quinze ans quand je me réveillai pour prendre mon petit déjeuner. Une fois terminé, je me préparai pour aller à l'école. Je n'habitais pas très loin, peut-être à quinze minute à pied. J'arrivai enfin à l'école mais je ne vis pas ma classe. J'en concluais donc qu'elle était déjà entrée. Je me dépêchai. Voyant la porte fermée, je toquai, j'entrai et m'excusai. Je m'assis sur ma chaise. J'avais oublié de vous dire que je commençais ma journée par une classe de chimie. Je commençais à faire mes petites expériences, mélangeai des liquides, mais maladroit comme je suis, j'en fis tomber sur la table, et sur cette table se trouvait mon stylo plume. Et d'un seul coup, il se mit à scintiller, briller comme une étoile. Au bout de quelques secondes, il redevint normal. Je fus étonné de voir cet étrange phénomène.
Plus tard dans la journée, je remarquai que mon stylo sortait et entrait dans ma trousse. Au début, je croyais rêver, mais non, mon stylo était devenu vivant ! Quand j'écrivais avec, il essayait de partir de ma main, de s'échapper, une fois qu'il eut réussi à se libérer, il s'amusa à mettre plein d'encre sur mes feuilles. Il descendit de ma table, alla sur celles de mes camarades, et mit plein d'encre dans leur trousse sans qu'ils s'en aperçurent. Une fois qu'ils en prirent conscience, ils demandèrent : « Qui a fait ça ? Quelqu'un a vu qui a fait cela ? ». Parfois, ils me demandaient si je n'avais pas aperçu la personne qui avait mis plein d'encre dans leur trousse. Je répondis que non et je me mis à rechercher mon stylo. Quand je le retrouvai, je m'empressai de le remettre dans ma trousse et de vite la refermer. Je repartis enfin chez moi car la journée était terminée. Le lendemain, je me réveillai en retard. Je m'empressai de prendre mon petit déjeuner, bus un jus de fruit, posai le verre sur la table, et d'un mouvement brusque, je le renversai sur mon sac qui se trouvait en-dessous-de celle-ci. Il était ouvert et ma trousse fut mouillée. Du jus se répandit sur mon stylo et un phénomène similaire à celui de la classe de chimie se produisit. Je pensai qu'enfin le stylo était redevenu normal, que tout n'avait été qu'imagination finalement. Mais lorsque je le pris dans ma main...je vis qu'il scintillait encore...

Séquence 2: Nouvelles fantastiques - Récit gagnant 4e1

La voiture folle

Je vivais dans un petit village non loin de Londres où se dressait l'immense demeure de mon père Harry Stanford. Il voulait obtenir une voiture, il demanda donc à son employé, Jack à l’œil de verre, de la construire. Jack, lassé de se faire traiter comme un esclave la métamorphosa sous mes yeux, car j'étais caché dans un placard. La voiture avait des phrases rouges et agressifs, elle était sombre et terrifiante car le bruit du moteur faisait penser au grondement du tonnerre. Quand la voiture fut prête, mon père m'emmena faire un tour, puis il me déposa à la maison parce qu'il avait une course à faire. Je trouvai cela douteux, donc je le suivis discrètement à vélo. Mon père s'arrêta sans doute pour aller chercher son tabac à pipe, quand j'eus un moment d'inattention. Je vis mon père sortir du magasin mais la voiture n'était plus là. Je la revis quelques mètres plus loin, sans conducteur, me sembla-t-il. Elle percuta alors de plein fouet un piéton que je reconnus immédiatement puisqu'il s'agissait de mon père !
Terrorisé, je rentrai chez moi pour prévenir ma mère. Sous le choc, elle appela la police qui soupçonna Jack à l’œil de verre puisqu'il avait construit la voiture et surtout parce que tout le monde savait qu'il aurait été content de la mort d'Harry. Après plusieurs jours d'enquête, il fut emprisonné et exécuté pour meurtre.
La vie reprit son cours dans ce petit village. Mais je ne dis jamais rien à propos de la voiture qui roulât toute seule car l'on m'aurait certainement pris pour un fou.
Nouvelle tirée du recueil de Peter Stanford, 1892.
Johan, Léon et Paul, 4e1

Evaluation finale Séquence 2 4e4

Il grimpait encore un peu et là où il se tenait, je voyais tout son corps car il n'y avait pas de feuillage. Il mesurait environ un mètre vingt et devait avoir dans les soixante ans, même si plus tard, j'appris qu'il en avait en fait 500. Il était sale et couvert de boue, il paraissait maigre et décharné, squelettique. Sur son corps, on voyait que ses poignets portaient les traces de grosses menottes, qu'il avait été enchaîné. Il portait les traces de multiple tortures; coups de fouets et emputations de doigts. Il avait une marque faite au fer rouge, symbole des prisonniers mais curieusement aussi du sceau royal. Il avait de petites jambes mais était incroyablement agile et portait un pagne en haillon. Il avait une grosse tête par rapport à son corps et n'avait plus qu'une touffe en pagaille qui lui servait de cheveux. Ses oreilles me semblaient être que de petits trous sur les côtés de son crâne. Son nez était minuscule mais pouvait sentir son gibier à des lieues à la ronde. Ses yeux exorbités étaient ronds et globuleux. Sa bouche était un bec de lièvre. Il sourit et je vis qu'il n'avait plus de dents à part celles en fer, trois devant et cinq molaires car ses gencives pourries ne pouvaient plus que porter des dents artificielles. Sa peau était couverte de verrues et de champignons. Et puis, il commença à avancer.
Loïc,4e4.


Evaluation finale Séquence 2 4e2

Sujet: Vous décrirez un animal de manière nettement péjorative ou méliorative. Vous mettez surtout en avant ses qualités/défauts physiques et morales (caractère).

Ce mystérieux et étrange animal qui vivait dans le fin fond d'une grotte était un terrible dragon. Cette grotte était sombre et lugubre, des cadavres d'aventuriers qui s'étaient aventurés dans la grotte gisaient sur le sol poussiérieux. La grotte sans fin était la demeure de ce dragon femelle. Ses petits se promenaient dans la grotte sans peur, les dragons ne connaissaient pas la peur. La dragonne était d'une couleur rouge vif. Son corps était recouvert d'écailles. Des blessures de guerre la parsemaient mais jamais un aventurier n'avait terrassé la dragonne légendaire. Elle était d'une très grande taille. Sa tête était aussi colossale, on y voyait deux énormes yeux, des yeux jaunes brillant dans l'obscurité la plus totale. Sa bouche, énorme elle aussi, était remplie de crocs acérés comme des lames de rasoirs. Son nez était noir avec en son milieu juste deux petites fentes. Elle ne possédait presque pas de cou. Son ventre était rouge comme le sang, plus clair vers le milieu, parsemé de blessures, de coups d'épée mais le dragon n'avait pas encore perdu la vie. Le plus impressionant, à part ses yeux étaient ses bras. Ils étaient plus gros que des colonnes de pierre et il y avait au bout de ses doigts, des griffes grandes comme huit aventuriers. Ce dragon, d'une magnifique puissance, était sûrement plus fort que les dieux.Moi, aventurier, ayant réussi à protéger ce dragon jusqu'à sa mort, voici mon récit. J'espère que les humains, dans le futur, remarqueront mon courage. En tout cas, dans ma longue vie de guerrier, je n'ai rarement vu une chose plus belle, plus magnifique que cette dragonne du nom de Crocabulia.


Pierre-Louis, 4e2

Séquence 2: Rencontre

SEQUENCE 2

Séance 5 : Ecriture

Objectif : Raconter une rencontre en adoptant le point de vue interne

Exemple n°1:

Madame de Rênal sortait par la porte fenêtre qui donnait sur le jardin, quand elle aperçut près de la porte d'entrée la figure d'un vieux paysan, extrêmement pâle. Il portait une vieille chemise blanche, sale et trouée, et tenait sous le bras une veste fort sale, dont on ne devinait pas la couleur tellement la crasse s'y était installée. Le teint de ce petit vieillard était si blanc, ses yeux si clairs, et ses cheveux si gris que Madame de Rênal eut d'abord peur. Il avait des chaussures trouées, la peau ridée, pâle. Elle décida de s'en approcher, malgré l'être repoussant qu'était le vieillard. Il ne la voyait pas s'avancer. Elle lui dit:

- Que voulez-vous ici, monsieur?

Il ne répondit pas, et ne se retourna même pas. Madame de Rênal répéta sa question plus fort. Et cette fois, il s'était retourné.

- Je viens pour être précepteur, madame, lui dit-il enfin d'un ton sec.

Madame de Rênal resta sans rien dire, ce vieillard venait de lui postillonner dessus. En plus de cela, elle trouva son haleine forte désagréable, nauséabonde. Madame de Rênal regardait les rides qui marquaient son visage. Bientôt, elle se mit à avoir peur. Quoi, c'était là ce précepteur qu'elle s'était figuré comme un jeune homme, bien vêtu, propre et de bonne figure, qui allait prendre soin de ses enfants!

- Quoi monsieur, lui dit-elle enfin, vous savez le latin?

Comme pour la première question, il fallut qu'elle la répète. Puis il répondit enfin:

-Oui! lui répondit-il séchement.

Madame de Rênal était si effrayée mais elle osa lui demander:

- Vous ne gronderez pas trop ces pauvres enfants?

- Moi, je les gronderai et les frapperai sur le bout des doigts s'il le faut!

- N'est-ce pas monsieur, ajouta-t-elle après un petit silence, un peu trop dur pour eux? Monsieur, je vous en prie ne soyez pas ainsi avec ces pauvres enfants!

Se faire parler de la sorte et se faire prier par cette femme lui était tellement insupportable qu'il décida de lui répondre le plus durement possible et elle lui répondit sur un ton navré:

- Monsieur, je suis sincèrement désolée, mais vous ne correspondez pas au profil que mon mari et moi-même cherchons.

C'est ainsi que s'acheva leur discussion.

Alicia, 3e3

Exemple n°2:

Madame de Rênal sortit par la fenêtre du salon qui donnait sur le jardin quand elle aperçut près de la porte d'entrée une silhouette. De là où elle était, elle ne distinguait qu'un amas de tissu et une main sans âge qui s'avançaient vers la sonnette. Plus madame de Rênal s'approchait et plus elle découvrait l'aspect de cette étrange personne. Le morceau de tissu devint une robe de prêtre, à la fois sale et déchirée par endroit. Elle vit alors la figure d'un homme à l'expression froide et apathique. Serait-ce donc là le précepteur de ses enfants ? Elle s'avança encore pour finalement se retrouver face à de petits yeux enfoncés et sinistres et elle lui dit:

- Que voulez-vous, monsieur?

Une grimace se forma le visage du prêtre et d'une voix rauque, il répondit :

- Je viens pour être précepteur, madame.

Madame de Rênal sentit un frisson lui parcourir le dos. Elle redoutait la scène qui allait se jouer. Elle pensait déjà à ses enfants et se demandait si ce fut possible d'enseigner dans de telles guenilles et de manière générale sous une apparence si vieillote. Elle poursuivit néanmoins l'entrevue:

- Monsieur, savez-vous le latin?


- Oui madame, dico optimum latinum, dit-il d'un air arrogant.


Décidémment, ce prêtre ne lui rendait pas la tâche facile mais il fallait maintenant qu'elle s'assure du bien être de ses enfants et de l'éducation qu'ils allaient recevoir:

- Monsieur, excusez-moi de cette question mais serez-vous sévère avec les enfants ?

Le moine se raidit et lança d'un ton sec :

- Madame, remettriez-vous en cause mon métier de précepteur ? Le châtiment est prôné dans des cas spécifiques. Sachez néanmoins que vos fils doivent être éduqués comme des hommes. Le savoir ne s'inculque pas dans un contexte doré. Vos fils seront dépourvus de tout confort. Une blouse, un crayon de bois et du travail sans relâche. On apprend dans la difficulté, telle est ma manière d'enseigner .


- Mais ce ne sont que des enfants, monsieur, ils ont besoin de s'amuser, le monde des adultes est encore trop loin pour déjà les priver de tout , dit Madame de Rênal d'une voix inquiète.


- Ecoutez, madame, c'est à la demande de votre mari que je suis ici, si maintenant vous pensez que je ne corresponds pas au poste, je m'en vais. D'autres familles attendent un précepteur de qualité, tel que moi, je n'ai pas de temps à perdre, les routes sont longues à pied et je dois gagner mon pain quotidien.

Madame de Rênal resta stupéfaite devant autant d'effronterie de la part d'un prêtre. Ses manières assez rustres ne lui plaisaient pas du tout. Cette entrevue confirmait ses impressions. Non, ce prêtre ne ferait pas l'affaire, non, ses enfants ne seraient pas éduqués comme des bêtes, au nom de quoi ? Sur ce elle lança :

- Alors je vous libère, monsieur, vous pouvez reprendre votre chemin, nous ne sommes pas intéressés ».

Le moine partit en grognant, madame de Rênal fut elle soulagée.


"Comment mieux s'exprimer" p47

Séquence 2 Le Portrait

Un homme déambulait dans les rues quand soudain il vit une femme d'une beauté suprême assise sur un banc. Elle avait une posture ravissante et si légère! Ses yeux clairs reflétaient la douceur à travers un bleu saphir. Son nez fin tout comme sa bouche semblaient montrer toute la gentillesse et la grâce de cette jeune fille. Ses cheveux raides et bruns volaient au vent. Habillée d'une simple robe couleur pastel, l'homme restait en admiration devant cette somptueuse jeune femme.

Ambre 4e4

Je rencontrai cette femme au bal, je la trouvai fortement séduisante. Je l'invitai à danser, c'est alors que j'aperçus ses yeux, bleux comme le ciel, un ciel sans nuage. Sa chevelure soyeuse de déesse, un peu ondulée et si blonde éblouissait quiconque la regardait. Son corps était svelte, sa robe de bal lui allait comme un gant, ni trop courte, ni trop longue, elle paraissait si majestueuse dans ce rouge éclatant. Le rouge, le même que celui placé sur ses fines lèvres; le rouge symbole de puissance et d'amour. En dansant avec elle, je pus remarquer la douceur de sa peau, si fine, si claire, semblable à de la soie. Même ses pieds étaient parfaits, ils étaient de toute petite taille, fins et chaussés dans une somptueuse paire de ballerines.

Thomas 4e4